Pour ce 1er mai 2008, je vous offre à tous un petit brin de bonheur virtuel.
Je souhaite qu'il vous fasse plaisir. J'ai invité des compagnons de route pour m'aider à vous l'envoyer.
Joyeux mai à tous.
VOYAGE AUTRE TOMBE

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Dans mon parcours sur des points ou monuments insolites voici deux enceintes ou clôtures délimitant une église ou un cimetière. En Bretagne, nous connaissons enclos paroissiaux, chef-d'oeuvre de l'art religieux breton. Cet ensemble regroupe la clôture en pierre délimitant le territoire sacré, l'église, l'ossuaire, le calvaire, les échaliers, le cimetière et la porte triomphale (voir celui de Guimiliau). Dans l'Oise, j'ai découvert 2 églises dont l'enceinte était plus surprenante. Elles se situent sur les communes de Corbeil-Cerf et La Neuville d'Aumont, 2 communes peu éloignées entr'elles. Chaque clôture est réalisé en bloc de pierre fiché en terre, en forme rectangulaire ou trapézoïdale, non scellé ensemble. Leur hauteur est entre 1.20 m et 1.50 m.
On retrouve avec plaisirs toutes les créatures tel que les trolls, les elfes, les dragons mais aussi la Mort, Foulmetal, Donald Dugaytroudbal, Naikikoul et Felony. On découvre aussi d'autres
personnages, tels que Alice le suicidaire, Deux êtres à moitié elfes et nains sont les noms d'Imel et Poinkom, inventeurs d'objets ne convainquant pas trop le monde.
Voici une nouvelle croix en fer forgé qui a gardé toute sa beauté. Elle se situe au nord de l'Oise dans la région de Breteuil. Dans ce cimetière, il y a une dizaine de croix en fer forgé qui ont
été parfaitement conservées. Celle-ci en fait partie.
C'est une croix parfaitement décorée. Elle est peinte de couleur verte et se dresse sur une tombe d'un défunt mort en août 1959. Elle mesure 1.12 m de haut. L'envergure totale des branche est de
0.63 m. L'ancrage du pied est de 19.5 cm de large et le pied fait 22.5 cm à l'extrémité des 2 cercles. L'épaisseur de la croix est de 0.16 m. Chaque branche, verticale ou horizontale, se termine
par un cercle de 10 cm de diamètre. Chaque branche est triplée d'un fer sur la hauteur et l'ensemble fait 7 cm de large (ou de haut). A la croisée des branches, Un ensemble de symbole religieux a
été travaillé : un crucifix, un calice avec une hostie et une des tablettes où est inscrits les dix commendements.
Dans la partie basse du tronc (ou fût), une vierge ou une prieuse est dressée de face entre les deux fers et sous un arc représentant à l'évidence l'église ou la cathédrale. Elle est finement
travaillée. Elle mesure 23 cm de haut, 7.5 cm de large au niveau des bras et 5.5 cm au pied que l'on ne distingue pas sous son habit. A ce niveau, le tronc mesure 10.5 cm de large. Les deux
mains et visage sont les seules parties du corps apparant de la figurine. La main droite est dressée le long du bras plié vers le haut avec un doigt pointé vers le ciel. L'autre main est
pendante le mong du corps.
Dans le département de l'Aisne, aux aborts du vilage d'Haramont, un bloc de grès couché se repose au pied d'un chêne de la forêt de Retz. C'est un bloc de 9 m de large sur 8.50 m de haut. Cette
pierre a toujours attiré l'attention et il existe plusieurs légendes à son sujet.
- Il est mentionné qu'à la période gauloise, on y célébrait des fêtes druidiques.
- Il est écrit que cette énorme pierre servait d'oreiller pour reposer la tête d'Esus, terrible seigneur de la forêt qui était craint âr les druides.
- Une jeune femme qui savait glisser le long de la pierre sans difficulté, se marriait dans l'année.
- De nombreuses fêtes paiennes étaient données en ce lieu et en 1653, le curé d'Haramont s'était indigné contre les fêtes qui s'y déroulaient.
- La pierre Clouise se situe aux lieudit "Les Femmes Tuées". Un nom sinistre qui expliqué par une légende que j'ai retrouvé dans une notice écrite par Marcel Leroy - Notice provenant du Bulletin
Folklorique d'Ile-de-France n°6 Avril-Juin 1959. Voici la légende :
"A l'époque, la Pierre Clouise servait d'habitation à une tribu gauloise. Partis en guerre, les hommes y laissèrent leurs femmes seules. Peu de temps après, l'une d'elles vint à mourir ; sa
sépulture fut des plus simples car ses compagnes se contentèrent de la déposer sur la pierre.
La forêt était fort fréquentée par les loups (la forêt de Villers-Cotterêts fut longtemps appelée "la Forêt aux loups"). Les carnivores furent vite attirés par l'odeur de chair. Ils dévorèrent le
cadavre et, mis en appétit, tentèrent de pénétrer dans le trou où les femmes se tenaient cachées. Aux cris poussés par celles-ci, des chasseurs accoururent et mirent les loups en fuite. Un tel
service méritait récompense, surtout que les hommes étaient partis depuis longtemps déjà et les femmes épousèrent leurs libérateurs.
Cependant, l'expédition gauloise terminée, les maris vainqueurs furent surpris de trouver le foyer occupé. Ils comprirent vite ce qui s'était passé et se jetèrent sur les chasseurs qu'ils
massacrèrent jusqu'au dernier. C'est de la même façon qu'ils punirent les épouses infidèles et abandonnèrent leurs corps sur la pierre, en pâtures aux loups."
- Ce même auteur explique qu'une tradition se déroulait à cet endroit chaque année. Les habitants des communes voisines se rassemblaient le premier dimanche de carême pour la "Fête de printemps".
Celle-ci fut supprimée vers 1875 par l'administration forestière.
J'accompagne cette notice par une photo tirée du livre "les plus belles balades au Nord de Paris". La photo scannée n'est pas très belle. Je la changerai quand j'aurais une photo personnelle.