Voici l'histoire d'une allée couverte qui fut découverte au début du vingtième siècle et qui disparut durant la première moitié de ce siècle.
Elle est située sur le territoire de la commune de Vaudancourt (sud de l'Oise), au lieu dit "Les Vaux-Louvets". Les restes (enfouis) se trouve dans un champ cultivé à environ 50 mètres au
sud-ouest à l'extrémité sud de la lisière Est du petit bois de la Remise-aux-Prunes, soit à 250 mètres à l'ouest de la D.6 qui, de Vaudancourt, rejoint la D. 509. L'hiver, on peut distinguer la
couleur plus claire du remblais.
Description : Il existe un seul plan de ce monument. Il fut réalisé par Léon Courtil, responsable des fouilles de 1918-1919. C'est une allée couverte sans dalle de couverture (effondrée à
l'intérieur de celle-ci) et comportant une dalle à trou d'homme. Cette allée couverte est la plus longue de l'Oise découverte jusqu'à ce jour. Une autre existe de cette période (S.O.M.) à des
dimensions comparables, elle est située à Etang-la-Ville (78). La longueur totale est de 18 mètres (3.30 m pour le vestibule et 14.70 m pour la chambre sépulcrale). la largeur intérieur du
vestibule est de 1.85 m et la chambre varie de 1.75 m à 1.85 m. Particularité du vestibule : il est fermé par un mur de pierres sèches. Selon le plan de Courtil, la hauteur maxi des orthotasts
(dalles verticales) est d'environ 2.10 m. Sur le croquis, on distingue le restes des dalles de couverture contre certaines dalles dressées. Le trou d'homme est circulaire (diamètre : 58 cm) et
comporte une feuillure.
Constitution de l'intérieur : Il fut remarqué, lors des fouilles :
- un dallage de type opus incertum continu;
- une couche osseuse dense et riche;
- un second dallage en petites pierres plates discontinu et portant des traces de feu;
- une seconde couche osseuse ayant livré peu de vestiges.
Il fut retrouvé des ossements humains (83 individus environs), des restes d'ossements animal datant de l'époque néolithique, un mobilier fait entr'autre de 2 haches polies, 2 nucléus, 4 éléments
de parure percés, un grattoir, un poignard en silex, un andouiller de cerf et de nombreux débris de poteries.
Son histoire : L'allée couverte fut découvert en février-mars 1915 par des soldats du génie s'entrainant à faire des tranchées. Une première publication fut réalisé dès octobre par J. Pommeret
dans le journal "Le Vexin". Sous la direction du docteur Baudoin, Léon Courtil se rendi durant l'automne 1915 pour réaliser une pré-étude. Il décida que des fouiles furent entreprisent sitot la
guerre terminée. Malgré tout, il réalisa une première fouille fin 1918, car les soldats, croyant à un trésor caché, mettaient en péril le monument en creusant n'importe comment. Elle fut stoppée
par le gel et reprise au printemps 1919. Ces résultats fut publiés durant l'année. Courtil participa à une autre intervention en septembre 1922.
En 1948, l'allée couvert disparue des yeux. Un exploitant agricol (M. Gégo) remblaya le monument, sous l'accord du propriétaire du terrain pour cultiver le terrain. Le propriétaire était le
chatelain et maire de la commune à cette époque. Il faisait aussi parti de la société archéologique de l'Oise. Interrogé par l'effet de ces acts, il signala tout simplement : "il faut bien que la
France se relève; et que les mégalithes s'abaissent." Aucune poursuite ne fut engagé sur lui car le monument n'était pas classé, mais il fut expulsé de la société archéologique de l'Oise.
Depuis cette période aucune action ne fut réalisé pour faire réapparaître le monument. Selon les écrits, il est possible de la redresser car les pierres furent normalement que couchées et le plan
de Courtil est précis. De plus comme je vous l'ai commenté, l'emplacement du monument est repérable l'hiver, par la couleur de la terre de remblais.
Par Cire Tracir
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Aujourd'hui, je commence à vous présenter l'art funéraire sur le département de l'Oise.
C'est divers articles vous présenteront tout d'abord plusieurs modèles de croix en fer forgé se présentant sur les tombes. Il y aura malheureusement peu de texte car il n'existe pas , à ma
connaissance, une documentation sur laquelle je pourrais m'appuyer. Dans d'autres articles, je complèterais les photos par le relevé des dimensions de ces croix et leur état.
En aucun cas, je vous signalerais le lieux exact de ces croix, pour la protection de ce patrimoine. Malheureusement, il y a trop de vandalisme actuellement pour que je vous donne ces indications.
Trop de cimetières ou autres lieux où il existe des monuments en fer forgé subissent des dégradations par simple amusement ou pour du vol.
Voici donc trois premiers types de croix existant encore sur le département.
Cette croix est parfaitement entretenue. Tous les symboles sont encore bien visibles. Elle fut repeinte en noir pour éviter l'attaque corrosive. C'est une croix très riche en ornementations.
Chaque partie de celle-ci est travaillée et en parfaite conservation. Au milieu du pied, on trouve un personnage debout en tenue religieuse et de face. Au croisement des branches, on distingue
deux personnages, un à genou (à gauche) et le deuxième debout (à droite). Le deuxième bénit (ou baptise) le premier. A chaque extrémité des branche horizontales, le buste d'un homme de profil
figure au centre d'un cercle.
Ce type de croix se retrouve énormément dans le cimetière ou celle-ci figure. Elle est soit bien entretenue comme celle-ci avec une couleur différente ou attaquer par la rouille et dont les
ornementations commencent à se dégrader.
Cette croix n'est pas entretenue, la rouille a commencé à s'attaquer au métal. On arrive malgré tout encore à apprécier les ornementations et les personnages représentés. Au croisement des
branches, dans un cercle, deux personnages sont à genoux entrain de prier et au pied une représentation d'un homme en tenue religieuse.
Cette croix sur son socle de pierre est le seul élément existant de cette tombe. Les écritures sur le socle sont pratiquement effacées. Une indication de date nous précise malgré tout qu'elle
date du début du vontième siècle. Ayant sans doute subi des dégradations temporelles et un tassement du terrain environnant, le monument est incliné sur la gauche. Aucun personnage est
représenté sur la croix, simplement un ornementation assez riche.
Par Cire Tracir
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Avis aux collectionneurs de cartes postales.
Je suis amateur de mégalithes et je recherche une série de carte postales sur ceux de l'Oise. Je voudrais répertorier cette série afin de complèter ma collection. J'en possède que trois et je
pense qu'il en existe beaucoup plus. La série se nomme "MONUMENTS MEGALITHIQUES DE L'OISE" aux Editions Prévot Beauvais. Je possède :
- N°8 - Dolmen de CHAMPIGNOLLES. - Entrée (sur la commune de FLAVACOURT).
- N°11 - LA VILLETERTRE - Menhir de Rosmesnil, vue de face.
- N°15 - BOURG. - Dolmen de la Bellée - Chambre Sépulcrale (Erreur sur la carte, il s'agit de la commune de BOURY).
Je souhaiterais que des personnes qui lisent cet article et qui connaissent des cartes postales appartenant à cette série, puissent m'envoyer sur mon blog, une copie de la ou des cartes afin que
je puisse faire mon répertoire et que je puisse plus facilement les rechercher.
Je vous en remercie d'avance,
Votre hote Cire Tracir.
Par Cire Tracir
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Publié dans : Mégalithes
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Le hameau de Kerguntuil, situé sur la commune de Trégastel, possède deux mégalithes se trouvant à peu de distance l'un de l'autre (dans le même terrain). L'un est un dolmen, l'autre une
allée couverte.
Le dolmen :
C'est un monument reconstitué ayant une grande dalle de couverture basée sur trois piliers. Certains bloc de pierres furent ajoutés pour la consolidation. Une légende le surnomme le lit d'une
fileuse. Selon les dit de la région, il servit successivement de maison et d'étable.
L'allée couverte :
Elle est située à quelques dizaines de mètres du dolmen. On l'aperçoit de celui-ci. C'est une allée couverte à entrée latérale. Celle-ci n'est pas l'entrée réelle et elle serait l'emplacement
d'une pierre droite manquante. Elle a une longueur de 9.00 m. L'intérêt de ce monument hors sa bonne conservation c'est les figurations de la déesse mère. A l'intérieur, sur un piler, il est
représenté un ensemble de huit paires de seins en bas-relief ménagés sur catouches évidés. Des colliers complètent les paires. Une autre paire est représentée plus haut. Autre figurations : un
ensemble de cinq ou six palettes, malheureusement vandalisé.
Extrait de l'ouvrage "Le guide de Bretagne - Bretagne mystérieuse" :
"... on peut voir, sur le territoire de Trégastel, les intéressants monuments de Kerguntuil... A proximité de l'un l'autre, s'élèvent un dolmen réduit à quelques pierres de grandes dimensions, et
une allée couverte. A l'intérieur de celle-ci, la pierre présente douze reliefs arrondis ; ce serait, pensent les archéologues, la représentation de six paires de seins de femme, symbolisant
l'activité nourricière de la déesse-mère. L'allée couverte de Prajou-Menhir en trébeurden, non loin de là, en possède également trois, gravées sur des dalles de sa cellule terminale. On retrouve
encore ce motif sur le monument de Tressé, en Ille-et-Vilaine.
A Kerguntüil, des fouilles ont permis de découvrir dans le sol des vases d'un type particulier, appelés bouteilles à collerette, dont d'autres spécimens ont été mis à jour dans les sépultures
danoises et récemment à Vlaardingen aux Pays-Bas."
Voir un ensemble de photos dans l'album "Souvenirs de Bretagne".
Par Cire Tracir
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