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Dimanche 23 mars 2008

Dans le département de l'Aisne, aux aborts du vilage d'Haramont, un bloc de grès couché se repose au pied d'un chêne de la forêt de Retz. C'est un bloc de 9 m de large sur 8.50 m de haut. Cette pierre a toujours attiré l'attention et il existe plusieurs légendes à son sujet.
- Il est mentionné qu'à la période gauloise, on y célébrait des fêtes druidiques.
- Il est écrit que cette énorme pierre servait d'oreiller pour reposer la tête d'Esus, terrible seigneur de la forêt qui était craint âr les druides.
- Une jeune femme qui savait glisser le long de la pierre sans difficulté, se marriait dans l'année.
- De nombreuses fêtes paiennes étaient données en ce lieu et en 1653, le curé d'Haramont s'était indigné contre les fêtes qui s'y déroulaient.
- La pierre Clouise se situe aux lieudit "Les Femmes Tuées". Un nom sinistre qui expliqué par une légende que j'ai retrouvé dans une notice écrite par Marcel Leroy - Notice provenant du Bulletin Folklorique d'Ile-de-France n°6 Avril-Juin 1959. Voici la légende :
"A l'époque, la Pierre Clouise servait d'habitation à une tribu gauloise. Partis en guerre, les hommes y laissèrent leurs femmes seules. Peu de temps après, l'une d'elles vint à mourir ; sa sépulture fut des plus simples car ses compagnes se contentèrent de la déposer sur la pierre.
La forêt était fort fréquentée par les loups (la forêt de Villers-Cotterêts fut longtemps appelée "la Forêt aux loups"). Les carnivores furent vite attirés par l'odeur de chair. Ils dévorèrent le cadavre et, mis en appétit, tentèrent de pénétrer dans le trou où les femmes se tenaient cachées. Aux cris poussés par celles-ci, des chasseurs accoururent et mirent les loups en fuite. Un tel service méritait récompense, surtout que les hommes étaient partis depuis longtemps déjà et les femmes épousèrent leurs libérateurs.
Cependant, l'expédition gauloise terminée, les maris vainqueurs furent surpris de trouver le foyer occupé. Ils comprirent vite ce qui s'était passé et se jetèrent sur les chasseurs qu'ils massacrèrent jusqu'au dernier. C'est de la même façon qu'ils punirent les épouses infidèles et abandonnèrent leurs corps sur la pierre, en pâtures aux loups."
- Ce même auteur explique qu'une tradition se déroulait à cet endroit chaque année. Les habitants des communes voisines se rassemblaient le premier dimanche de carême pour la "Fête de printemps". Celle-ci fut supprimée vers 1875 par l'administration forestière.
J'accompagne cette notice par une photo tirée du livre "les plus belles balades au Nord de Paris". La photo scannée n'est pas très belle. Je la changerai quand j'aurais une photo personnelle.

Par Cire Tracir - Publié dans : Légendes - Communauté : Mégalithes
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Dimanche 16 mars 2008

LE PEULVAN :

Nom breton signifiant menhir. Si ce mot est souvent employé pour déterminer un menhir ou une pierre dressé. Il a une autre signification dans les personages fantastiques et imaginaires. 
Dans les êtres de légende, le "Peulvan" est un géant rouge particulièrement difficile à détruire ou à tuer. Il a au moins 9000 vies. Il était un des principaux ennemi des korrigans.
On peut donc vite l'associé aux menhirs, longues pierres, car ces monuments ayant traversé les siècles soit dressés ou couchés, ils sont encore présents donc vivant comme si ils avaient plusieurs vies eux aussi. On a souvent appelé les alignements de Carnac, l'armé de Géants (Peulvan peut être).

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Dans un écrit sur Victor Hugo, Gérard Boulé, donne cette définition de Peulven :
" Peulven (ou mieux, peulvan) est le nom breton du menhir (en français : pierre longue). Au figuré, il désigne un homme grand, efflanqué et gauche... On pourrait traduire aussi par "dépendeur d'andouilles"!"
Dans cet écrit il site Victor Hugo écrivant en 1834 à sa femme :
"Tu ne peux te figurer comme les monuments celtiques sont étrangers et sinistres. A Karnac, j'ai eu presque un moment de désespoir ; figure-toi que ces prodigieuses pierres de Karnac dont tu m'as si souvent entendu parler ont presque toutes été jetées bas par les imbéciles paysans, qui en font des murs et des cabanes. Tous les dolmens, un excepté qui porte une croix, sont à terre. Il n'y a plus que des peulvens. Te rapelle-tu ? Un peulven, c'est une pierre debout comme nous en avons vu un ensemble à Autun dans ce doux et charmant voyage de 1825.
Les peulvens de Karnac font un effet immense. Ils sont innombrables et rangés en longue avenue. Le monument tout entier avec ces cromlechs qui sont effacés et ses dolmens qui sont détruits, couvrait une plaines de plus de deux lieux. Maintenant on n'en voit plus que la ruine. C'était une chose unique qui n'est plus. Pays stupide ! Peuple stupide ! Gouvernement stupide !"

Victor Hugo n'est pas tendre avec les bretons de cette époque. Il devait peut être être de mauvaise humeur quand il a écrit cette lettre.

Dans la bande dessinée "GILDWIN", un personnage porte le nom Peulvan. C'est un géant roux, soupe au lait. Il avait 9999 vies mais il ne lui en reste plus que 2 ou 3 ou peut être une seulement.

Je finis cet article en répondant à une lectrice. Promi je vais rechercher les différents êtres légendaires de la Picardie. Mes premières recherches m'ont surtout mené aux personnages les plus connus comme Gargantua, le Diable, les fées et aussi surtout les saints. Mais je continue mes recherches et le moindre petit indice, je vous en ferais part.

Par Cire Tracir - Publié dans : Légendes - Communauté : Mégalithes
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Dimanche 9 mars 2008

Aujourd'hui je commence une nouvel série des êtres imaginaires et des mégalithes.
Je vous ai déjas parlé des fées, de Gargantua, maintenant je vais passer aux petits peuples car ils ont leur droit d'expression aussi. Bien sûr mes autres séries continuront.

N°1 de cette série : Les Korrion ou Les Korrioned.
C'est le nom donné aux Korrigans à Carnac et dans les environs. Il vient des mots "korr" voulant dire nain et du pluriel "ion" pluriel qui n'a plus été compris. Il est remplacé par le pluriel "ed" classique des êtres vivants et qui sert maintenant à ce nom.
Par rapport aux mégalithes : Ce seraient eux qui auraient construit les fameux monuments mégalithiques de Carnac. "Mané Kerrioned" , butte des Kerrioned, est le nom d'un tumulus à Carnac.

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Extrait du livre "contes, légendes et coutumes en pays de Carnac" de ZAcharie Le Rouzic et France Thiéblemont.
"Les gens qui vivaient autrefois à Carnac étaient des Kerions, c'est-à-dire des petits hommes dans les dolmens et souvent onles voyait danser autour de leurs demeures.
Malheur à ceux qui voulaient leur faire de la peine, ils mouraient immédiatement.
On les appela plus tard les Korrigans. Ils étaient fortsmalgré leur petite taille et remuaient les grosses pierres comme nous remuons les petites aujourd'hui. Ils étaient sorciers et l'on venait les consulter de très loin."
"Cette race a disparu depuis longtemps et l'on ne rencontre ces nains qu'au Sabbat.
Le Sabbat est l'assemblée des Kerions ou Korrigans, qui reviennent de l'au-dela sur les lieux où ils ont vécu.
Parfois, ils doivent parcourir beaucoup de chemin pour y arriver, et souvent, ils s'emparent des chevaux et des boeufs pour accomplir leur voyage..."
"Ils reviennent régulièrement près de leurs anciennes demeures et cherchent à entrainer dans leurs ébats toute personne rencontrée après minuit. Ils sèment la terreur ou l'envie..."
"Pendant certaines nuits de l'année, surtout lorsqu'il y a peu de lune, on entend les Kerions chanter et danser dans les prés toujours au son de la même chanson : Er lun,Er merh, hag er merher. Er lun, er merh hag er merher (Le lundi, le mardi et le mercredi). Durant ces soirées de Sabbat, ils dansent en se tenant la main, dans un mouvement de ronde, mais en va-et-vient. C'est ainsi que l'on voit des cercles toujours inachevés, où l'herbe est plus foncée que dans les autres parties du champ. Il ne faut jamais marcher sur ces demi-cercles, sous peine de malheur".

Par Cire Tracir - Publié dans : Légendes - Communauté : Mégalithes
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Dimanche 2 mars 2008
J'ouvre à nouveau le dossier sur les calvaires en pierres dans l'Oise. En parcourant les cimetières de la région et en consultant un ouvrage, j'ai pu découvrir ce monument au milieu d'un cimetière modeste. La commune de Ménévillers possède un autre calvaire situé sur la place de la commune. Je vous l'ai déjàs présenter.
Ce monument est appelé chapelle-calvaire et j'ai trouvé un article détaillé écrit par Ansar Patrick dans l'ouvrage "Société Archéologique et Historique de Clermont-en-Beauvaisis, 1972-1977". 
Voici l'extrait de l'article qui se nomme "Chapelles et calvaires (au nord-est de Clermont)" :
"La chapelle de Ménévillers, plus modeste est cependant tout aussi intéressante; on y trouve juxtaposés une chapelle et un calvaire; ce dernier est composé d'un piédestral massif à deux niveaux et retraite talutée avec larmier surmonté d'une corniche saillante; cette dernière supporte un socle rectangulaire sur lequel s'élève une colonne monolithe avec base et chapiteau-gorgerin qui semble conserver des traces de décor floral. Le tout est surmonté d'une croix de pierre aux extrémités fleuronnées; la traverse et le montant de la croix sont maintenus écartés par des entretoises recourbées. Vers l'ouest nous avons la représentation du Christ tandis qu'à l'est se trouve une Vierge tenant son enfant dans ses bras.
A l'ouest de cette croix s'étend un toit en batière qui s'appuie d'un côté sur le piédestral et de l'autre sur deux piliers carrés sans décor. A l'intérieur de la niche, protégée par ce toit, se trouve une statue représentant un Christ aux Liens."
Je ne vous cite pas la suite où Ansar Patrick compare ce monument à d'autres chapelles du département comportant une statue. Il souligne que Graves le mentionnait dans son précis statistique et qu'un graffiti sur la base de la croix indique l'année 1600, peut-être la date du monument.
Je vous invite à consulter la totalité de l'article sur lequel il y a une description des autres calvaires que j'ai déjàs mentionnés.

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Par Cire Tracir - Publié dans : Croix et calvaires
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