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Lundi 30 avril 2007

Cet après midi en me promenant, j'ai découvert une tombe ou plutôt une sépulture familiale dès plus étonnante.

Elle se situe à l'entrée droite du cimetière de Bresle dans l'Oise. Elle appartient à la famille Bachimont-Ledant. Elle fut réalisée en 1868 par un certain Charlier. Ne passant pas inaperçue, il fallait que je vous la présente.

A vous de juger.

Par Cire Tracir - Publié dans : voyageautretombe
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Dimanche 29 avril 2007

 

 

Bonjour à tous.

En ce dimanche 29 avril 2007, je vous invite, chez lecteurs, pour ceux qui peuvent se déplacer dans ma région où qui y habitent, à vous rendre le dimanche 20 mai 2007 à la brocante de FITZ JAMES. A l'occasion de cette manifestation, une exposition d'art est réalisée dans la salle des fêtes. Essentiellement de la peinture, cette année les organisateurs ont élargi le thème et je me suis inscrit pour exposer quelques photos (8 en tout). Je serai donc heureux de vous acceuillir à cette exposition.

A bientôt.

Par Cire Tracir - Publié dans : voyageautretombe
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Samedi 28 avril 2007

Bonjour à tous, ne vous inquiétez plus, je n'avais pas disparu mais je suis parti une semaine en vacances dans les Côtes d'Armor. Changement de paysage, quelques photos et idées sont revenues dans ma valise. Les albums photos vont se remplir et je vais pouvoir vous présenter quelques légendes interressantes. Merci à tous ceux qui sont venus son mes pages pendant ce temps. Un petit coucou aux propriétaires du camping de Penvénan et à Pierre et sa femme du café de l'Union qui nous ont acceuilli avec grande sympatie. Je vous recommande ses deux endroits. Et après tout bonjour à tout Penvénan et à bientôt au mois d'Août.

Pour tous les lecteurs, mes nouveaux articles vont arrivées dans un futur très proche. Donc à ce week-end pour la suite.

Cire Tracir.

Par Cire Tracir
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Lundi 9 avril 2007

Pour continuer ma série sur les légendes de Picardie, je vous propose celle de la Comtesse Noire, légende se basant dans la commune de Folleville. C'est une commune du département de la Somme, près de Breteuil (voir mon article dans Voyage en autre Picardie: Cire Tracir). Je vous présente le texte complet, tiré de l'ouvrage "Légendes de Picardie, Tome 1").

La légende de la Comtesse noire qui effrayait encore les villageois au début du XXe siècle  semble remonter à l'époque des croisades. Toutefois, elle fut entretenue et associée au château, rebâti au XVe siècle, dont les ruines, et notamment la tour, se dressent encore fièrement sur un ciel souvent tourmenté.

Le mois dernier, j étais allé en compagnie d'un de mes bons amis visiter les ruines de Folleville. En route, nous nous adjoignîmes un brave fermier, nous n’arrivâmes que fort tard au pied des ruines du vieux manoir... '' Tenez, monsieur, ici près, ce sont les oubliettes. On y retrouva, il y a quelque chose comme dix années, deux squelettes, l’un à l’autre attachés, les victimes de la vengeance du châtelain de Folleville probablement !..." Plus tard, alors que mon ami se laissait glisser le long d'un talus pour cueillir, une fleur rose — il était botaniste — le fermier s écria : "Je vous en prie, monsieur, n'avancez pas davantage si vous tenez à la vie. Le soleil a disparu, les chauves-souris commencent à errer entre les murailles. Partons! plusieurs ont ici péri avant vous. C'est là qu'elle demeure... tenez, la voilà, c'est son ombre, c’est la Comtesse noire!" Et il s enfuit.

II fut un temps où le château de Folleville, forteresse bâtie sur sa motte féodale, était protégé par des fossés profonds. On ne pouvait y accéder que par un étroit pont-levis. Il était au cœur d'une région riche, proche des plaines de Breteuil et de Froissy. Son seigneur — il s'appelait alors Gaspard, Gaspard de la Roque — était, de l'avis de tous, un chevalier brave et loyal. Il avait épousé Blanche de Sénancourt, jeune, belle et orpheline, son père étant mort à la croisade et sa mère de maladie. La vie allait son train, l'épidémie, la di­sette, les guerres entre seigneurs semblaient faire trêve. Le couple était heureux. 

 

Or, il advint un jour, que le baron Hardouin de Villefort, venant à passer sur les terres de son voisin, s'arrêtât à Folleville avec sa suite de pages, d'écuyers, d'hommes d'âmes. Ce qui ne devait être qu'une cour­te visite se transforma en un long séjour pendant lequel Gaspard et Hardouin rivalisèrent de force et d’adresse pour chasser daims et sangliers, fort nom­breux dans la région. Chaque jour, ils allaient dans la chapelle du château faire une prière à saint Eustache qui exauçait leurs vœux puisque chacune de leurs sorties se soldait par des tableaux magni­fiques. On convia les seigneurs des châtellenies voisi­nes à de superbes fêtes, à de grands festins. On fit venir des jongleurs, des ménestrels, on se prit au jeu de l’amour courtois; tant et si bien qu'Hardouin s'é­prit de la Comtesse Blanche. Ayant déclaré sa pas­sion à la dame, celle-ci le repoussa mais, devant l'in­sistance de son hôte, finit par succomber à la tentation et oublia ses devoirs d'épouse. 

Gaspard découvrit la tromperie par le plus grand des hasards, un matin où il était allé seul débusquer un sanglier solitaire. Alors qu'il revenait de sa traque, il entendit, derrière un épais massif de sureaux en fleurs, sur la route qui menait au château, des bruits d'étoffes froissées, des voix assourdies. Surpris, il s'approcha. Quelle ne fut sa stupeur en reconnaissant la comtesse et Hardouin, tendrement enlacés. Malgré son émotion, il arriva à se contenir et repartit sur ses pas, sans être découvert. Toute la journée, il enragea, envisageant pour les coupables les pires supplices : 

"Je vais les égorger tous les deux et les donner en pâture aux chiens." Cependant, encore une fois, il arriva à surmonter sa peine et sa jalousie, et fit bonne figure le soir-même, lors d'un fastueux repas. Mais, feignant de s'associer à l allégresse générale, il ne fut un instant où il ne pensa à sa vengeance. " Baron " dit-il le lendemain à Hardouin, " laissons en paix, ce jour, les habitants de la forêt, je vous convie dans l'heure à venir avec moi pécher dans le grand étang que vous apercevez là-bas. Il sert de repaire à moult brochets et anguilles qui feront la joie de notre table. Suivez-moi, s'il ne vous déplaît ! 

- Comme vous le voudrez, mon hôte, répondit Hardouin. " 

Blanche. prise tout à coup d'un sombre pressenti­ment, voulut empêcher les hommes de partir, mais rien n'y fit. Ceux-ci privent le chemin qui menait à l'étang. 

Le jour se levait à peine, une brume légère flottait au-dessus de l'eau. Comme deux ombres, ils détachèrent une barque étroite qui attendait dans les roseaux et s'y installèrent. 

Très vite, menée par Gaspard qui avait l’habitude de ce type d'entreprise, elle atteignit le milieu de l'étang. " Baron Hardouin, vous n'êtes qu un vil séducteur, un lâche. Vous ne répondez pas ? s'écria le comte. 

- Et bien oui, je l'avoue, je suis coupable, coupable d'aimer une femme qui n est pas mienne. Ma vie vous appartient, mais de grâce, épargnez la comtesse, je suis le seul fautif dans cette affaire ! 

- C'est le jugement de Dieu qui tranchera ! " répondit Gaspard en faisant tanguer dangereusement la barque. Il accentua son mouvement de va-et-vient jus­qu'au moment où, déséquilibrés, les deux hommes furent précipités dans une eau froide et glaciale. 

Le silence revint au bout de quelques instants. Pas un bruit, si ce n'est le cri furtif d'une poule d eau. L'étang avait englouti Gaspard et Hardouin ! 

Un peu plus tard, c'est un homme qui aborda entre les herbes et les roseaux qui peuplaient le rivage, Avec difficulté, il s'extirpa de l'eau boueuse et s'écroula sur la berge : c'était le comte Gaspard de la Roque. 

Après avoir retrouvé brutalement ses esprits, il entreprit, ruisselant et transi, de regagner le château. La comtesse attendait, morte d'inquiétude, redoutant un terrible drame. 

"Un malheur est arrivé ? S’écria-t-elle en apercevant une ombre sur le chemin. 

- Non, justice a été faite, reprit-il, vous êtes une épouse infidèle. Jamais plus vous ne revenez votre amant. Jamais plus vous ne me revenez, tel sera votre châtiment ! Adieu ! " . 

En effet, on ne revit jamais le comte. Le bruit courut qu'il était parti à la croisade, qu'il y était mort en combattant les infidèles. Depuis ce jour, on ne vit plus Blanche autrement vêtue que de longs habits de deuil. C'est pourquoi, on l’appela la Comtesse noire. Quelques années après le drame, elle mourut de honte et de chagrin… 

On dit toutefois depuis ce temps que la Comtesse noire est toujours là. Chaque nuit, elle sort de son tombeau, parcourt les souterrains, les fossés du châ­teau, erre parmi les tours et les remparts. Malheur à qui croise son chemin! Elle l'entraîne dans sa tombe et, ne reconnaissant ni Gaspard ni Hardouin, écrase entre deux pierres la tête de l'intrus. 

 

Nota: Vous pouvez découvrir quelques créatures fantastisques de château de Pierrefonds dans Voyage autre Picardie (Cire Tracir). Bonne Lecture.

Par Cire Tracir - Publié dans : Légendes
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