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Dimanche 22 octobre 2006

Dans un article antérieur, je vous ai déjà parlé du menhir de Romesnil, la Pierre Fritte. Ce second article va poursuivre les légendes se rapportant aux mégalithes.

Sur quatre légendes qui lui sont attribué, il en a surtout deux qui sont vraiment connues :

-         On lui apporte un culte au soleil ;

-         On le considère implanter à une profondeur incroyable ;

-         Il fut une pierre jetée par le géant Gargantua ;

-         Des oiseaux blancs y apparaissent.

Le culte du soleil : Selon l’auteur Cambry, les habitants du hameau de Rosmenil considéraient que le menhir était un monument dédié au soleil. Ed. Lhotte renforce ce culte et décrit : La face nord-ouest… sur laquelle doit se porter toute notre attention, offre un grand nombre de fissures… je doit citer, entr’autre, cinq lignes qui aboutissent en un point, ce qui semble indiquer qu’on a voulu représenter le symbole du soleil et justifierait assez bien ce que les villageois disaient à Cambry, en 1803, que ce menhir était dédié au soleil.

La base à une profondeur imaginable : Denise, en 1904, souligne : Un vieillard, habitant les environs, m’a affirmé que l’on avait exécuté jadis des sondages pour retrouver la base de la pierre, mais que l’on n’avait jamais pu y arriver, si profondément que l’on eût creusé. Ce n’est sans doute là qu’une légende. Cette interprétation peut appuyer  la troisième légende que je vais vous conter, celle de Gargantua.

Le menhir et le géant : La Pierre Fritte est aussi appelé le Palet de Gargantua. Sur le pays entier, ce géant a laissé énormément de trace. En consultant le net, j’ai pu trouver un site qui énumérait un inventaire assez complet sur les traces de Gargantua, département par département. Ce menhir en est un exemple. La légende raconte que le géant, placé sur la butte de Montjavoult, aurait manqué sont but, en l’occurrence les coteaux de Neuville-Bosc, en jetant un palet. La pierre serait venu se planter à 400 m du hameau de Rosmenil. Si l’on compare la second et troisième légende, Gargantua a une force incroyable puisqu’on ne peut retrouver sa base.

Apparition d’oiseaux : Graves reprenant un écrit de l’Abbé Barraud souligne une légende par rapport à des pigeons blancs. Une autre croyance dit qu’il se fait de temps à autre, à la Pierre-Frite, des apparitions sous forme de pigeons blancs, et qu’elles se répètent aussitôt au lieu-dit la Croix-Blanche, entre les villages de Tourly et de Liancourt-Saint-Pierre. Cette légende peut-être venue en apercevant réellement des oiseaux venant s’abreuver sur le sommet du mégalithe. On dit qu’il existe une cuvette, profonde de 31 cm, et contenant tout le temps de l’eau, même par période sèche.

Comme beaucoup de mégalithes, ce menhir garde son aspect mystérieux. On cherche encore ses véritables fonctions et de nouvelles suppositions viennent agrémenter le monument. Un instituteur de Lavilletertre m’a décrit le menhir comme un grand cadrant soleil de l’époque néolithique indiquant le temps aux agriculteurs de cette période.

Par Cire Tracir - Publié dans : Mégalithes
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Samedi 21 octobre 2006

Il existe sur la commune de Trie Château une allée couverte dont la dégradation est fortement marquée. Ce monument est un des plus connu de la région et il est cité sous différentes appellations : le "dolmen de Trye", le "dolmen de la Garenne", le "dolmen des Trois-Pierres", la "Pierre-Percée" (ou Trouée). L’influence du 18ème et 19ème siècle à prétendre que le monument mégalithique est un monument celtique lui a permit aussi d’être nommé : le "monument druidique de Trye", les "Trois-Pierres des Druides", l’"Autel des Druides" ou la "Pierre aux Druides".

Cette allée couverte se situe dans le bois de la Garenne, près du hameau de Gomerfontaine. Elle figure sur les cartes IGN et sur différentes autres cartes ou guides routiers. A quelques dizaines de mètres, vous pouvez apercevoir un autre mégalithe : le menhir de Trie-Château. Les archéologues voient en lui un menhir satellite de l’allée couverte (menhir indiquant la position de la sépulture). Mais cette interprétation reste malgré tout non prouvé car aucune preuve lui donne raison. Aucun savant n’a, jusqu’ici, pu affirmer le véritable rôle des menhirs ou pierres dressées, ni même un menhir se trouvant à faible distance d’une allée couverte.

N’étant point expert en étude mégalithique, mais un simple amateur appréciant leur présence et le mystère qui les entourent, je m’attarderais uniquement sur les légendes.

  

Il n’y a pas de légende qui interprète les différents noms celtiques que l’on a imposé au monument. On souligne cependant trois légendes distinctes attachées à ce site.

La première est un classique. Elle fait intervenir une nouvelle les fées. Elle fut interprétée dans les notes de Cassan (1835) et de Pulligny : "Selon la tradition ce sont les fées qui ont apporté, dans leurs tabliers, les pierres de ce dolmen "(Cassan). "Le dolmen de Trye-Château dont les roches, d’après la légende, furent apportées en cet endroit par les fées dans, les plis de leurs peplums" (Pulligny).

La deuxième fut commentée par Cambry et par Graves : "On a cru pendant longtemps, et quelques individus soutiennent encore que ce monument est sorti de terre à la manière des plantes" (Graves).

La troisième, la plus connue car elle met le monument en valeur par rapport au communes qui l’entourent. Elle a pour but de démontrer que le mégalithe a des effets médicinaux sur les enfants et surtout sur ceux de l’âge de 10 ans. La voici : "On expose les nouveaux-nés sur la table ; d’autres font passer leurs enfants âgés de dix ans par le trou, de dehors en dedans ; et la tête en première ; on leur ôte la fièvre s’ils l’ont, ou bien ils en sont préservés pour l’avenir. Le procédé n’est efficace, d’ailleurs, que pour les habitants des villages de Trye-Château, de Trye-la-Ville et de Villers-sur-Trye, qui formaient autrefois une seule communauté. Si on le pratique en hiver, on devient plus malade au lieu de guérir : ces croyances, quoique affaiblies, subsistent encore dans le pays "(Graves).

Ces trois légendes montrent encore une fois la crainte et le respect qu’avaient les gens habitant aux environs de ces monuments. Dans d’autres articles, je vous présenterais d’autres mégalithes sous l’influence de Saint, de personnages imaginaires ou mystiques.

A bientôt et merci encore à toutes les personnes qui consultent mon blog. Vous êtes peu nombreux mais vous augmentez chaque mois. Cela me conforte à chercher d’autres éléments pour le garnir. N’hésitez pas à commenter les articles, cela me permet de savoir s’ils vous intéressent. Vous pouvez aussi intervenir en donnant d’autres renseignements si vous en connaissez.

Par Cire Tracir - Publié dans : Mégalithes
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Dimanche 15 octobre 2006

Depuis que je suis membre de l’association du GRHIL et que je parcours le département de l’Oise en quête de points intéressants à photographier, je me suis intéressé à un art méconnu sur un grand nombre d’édifices : les graffiti.

On en trouve sur les monuments anciens réalisés en pierre de taille tels les églises, les châteaux fortifiés ou les chapelles. Dans l’Oise, un grand nombre d’églises en est imprégné. La plupart de celles-ci sont situées dans un cimetière, mais d’autres échappent à cette règle. Dans un article précédant, je vous ai indiqué que l’église de Paillart en possédait. Voici une petite liste d’édifices qui en témoignent et que j’ai vu : St André de Faravillers, Paillart, Chépoix, Bonneuil-les-Eaux, Esquennoy, cinq sites autour de Breteuil ; La Rue St Pierre, Therdonne, Etouy, entre Beauvais et Clermont. Près de Villers St Sépulcre, l’église de Berthecourt  est un vrai petit musée en elle-même. Je laisse à l’association la charge de vous la présentée.

Que sont des graffiti (pluriel de graffito) ? Ce sont des représentations gravées ou écrites sur différents supports sous formes de dessins, de scènes, de symboles ou sous celle de messages écrits faisant allusion à l’existence menée par l’auteur ou à ses sentiments. Les deux grandes catégories de graffiti sont :

- les épigraphes, écriture de la pensée sentimentale, telle la réflexion, le constat d’une situation vécue ou d’un fait ;

- les figurations, manifestation graphique schématisée par des objets, des formes vivantes, des édifices et des symboles.

Pour vous mettre en appétit, j’ai regroupé quelques exemples dans l’album photo « Points Insolites ». Je vous conseille de visiter le musée « la mémoire des murs » à Verneuil en Halatte où Serge Ramon a reconstitué un inventaire exceptionnel provenant de la France entière.

Par Cire Tracir
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Dimanche 8 octobre 2006

Au 18ème siècle et courant la première moitié du 19ème siècle, l’engouement pour l’antiquité se traduit par la volonté de chacun à créer et rassembler une collection d’objets anciens plus ou moins important. Ils se mirent donc à fouiller le sol  et l’environnement des monuments jusqu’ici craints ou vénérés. La connaissance de l’origine de l’homme étant limitée, les savants la situaient à la période celtique, correspondant à la civilisation gauloise pour notre pays. Tout autre objet ne pouvant se classifier à ce peuple et aux autres civilisations connues, était automatiquement désigné comme appartenant à des origines barbares.

Selon les têtes pensantes de cette époque, les gaulois vivaient en communauté réduite, dans des villages réalisés de huttes en bois, pailles et terre. Ils se servaient  d’armes et d’outils en pierre car les métaux étaient rares. Leur religion était dictée par les druides qui n’hésitaient pas à sacrifier des êtres humains pour les offrandes.

Le monument mégalithique de la Pierre aux Fées n’a pas échappé à ces règles. Ils virent en ce monument une “sépulture d’officiers Bellovaques tués dans l’action contre les Romains, lorsque ceux-ci occupaient le camp du mont César, situé sur la rive gauche du Thérain, vis-à-vis le coteau de Hez.” (Statistiques du canton de Noailles par L. Graves. 1842). Persuadés d’avoir raisons, en 1758, lors d’une fouille réalisée par MM. Danse, Borel et Bucquet, une plaque de plomb fut installée sur un des blocs principaux. Ils avaient inscrit dessus :

Anno MDCCL VIII Die III oct. 

Tumulum hoc Bellovacorum 

Annis ante ch. Circiter L

Rom. Gladio perempt 

Ignotum Patrioe assernimus.

Danse – Borel – Bucquet.

Annuit D. de Marolles, dom. De Hez.

 

Cette plaque a été retrouvée lors des fouilles commandées par M. de marolles, propriétaire du terrain, en 1763.

Selon les archives de M. Copie (La Gaule avant les gaulois - 1884), les savants  voyaient en ce monument un autel druidique où des sacrifices humains étaient entrepris pour des offrandes aux dieux : HESUS, TENTAVES, TARAMUS, dieux de la mort. La dalle de couverture, dalle horizontale, du vestibule servait de support pour égorger les victimes. Les rigoles que l’on aperçoit sur le dessus, furent creusées pour faire couler le sang. A la suite, dans son écrit, il démentit cette ancienne croyance sans toutefois désigné l’époque réelle de ce monument.

Le premier savant à parler de la préhistoire (dans le sens de la période antédiluvienne) fut  Jacques Boucher de Perthe (1788 – 1868). Il fut largement critiqué par ses collègues et la plupart de ses écrits disparurent dans l’incendie de son musée à Abbeville (Somme).

D’autres mégalithes, sur le territoire français, portent un nom qui témoigne les pensées de ses savants. On trouve à Trie-Château une allée couverte appelée la Pierre-aux-Druides. Dans un autre article je vous parlerais de cet engouement sur d’autres secteurs tels le Mont César au dessus de Froidmont.

 

Par Cire Tracir - Publié dans : Mégalithes
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Dimanche 1 octobre 2006

En se promenant dans la Forêt de Hez, à la recherche de champignon, en faisant du VTT ou par simple balade du week end, vous trouverez aux environs du hameau de Boulincourt (Agnetz), une ruine formée de murs et d'un portail. C'est les restes d'un couvent.

Ces lieux connurent d'abord un ermitage dédié à St Jean-Baptiste, puis une chapelle portant le nom de St Antoine. Vers 1470, une communauté de frères mineurs, ceux de François d'Assise, vint prendre la place. A partir du 17 juillet 1480, un ensemble composé d'une maison, d'une chapelle, d'un clocher, d'un cimetière et de dépendance, fut construit sur le secteur. En 1487, le couvent prit le nom de "Notre Dame de la Garde". Il resta ainsi jusquau XVIIe siècle. A partir de cette période, une autre clientèle vient garnir les murs : fils de famille ou religieux indésirables, alcooliques, fous... Jusqu'à la Révolution, le couvent servira d'asile, de monastère, de prison et de maison de retraite.

Après le départ du dernier supérieur, le couvent est vendu à plusieurs reprises, démantelé pour ses matériaux et utilisé à différentes fonctions, tels de point de chasse. L'Etat racheta, entre 1922 et 1931, les lieux à ses multiples propriétaires. Puis le site fut classé.

Depuis, il ne reste plus que les murs de clôture et le portail du XVème siècle. Il fut rénové pour le classement aux monuments historiques. la nature à peu à peu repris ses droits. Ouvert au public, il est généralement visité et dégradé, tels en témoignent les graffitis sur le portail. En longeant l'enceinte à droite du portail, on accède à un étang, l'Etang du Fond de la Garde. Ces lieux sont un bon itinéraire pour passer un moment agréable lors d'un week-end.

Par Cire Tracir
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