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Samedi 30 décembre 2006

Décembre touche à sa fin. L'année se termine et bientôt la nouvelle. L'hiver s'est installé avec son pour et son contre. La température est tombée en dessous de zéro et même si elle va remonter, cela ne sera que pour mieux nous surprendre. Le brouillard s'est installé la semaine passé et les arbres se sont retrouvés avec de la glace sur leurs branches.

C'était le moment pour moi de faire de nouvelle séries de photos dans des endroits où l'on rencontre peu de monde. Durant une ballade hivernale, j'ai décidé de retourner dans le cimetière oublié et de mieux le visiter. C'est vraiment un endroit déchu, un endroit oublié de ou des dieux. La mousse et la pourriture recouvre les vestiges. Les tombes sont éclatées; les croix sont renversées ou pliées. Tout le fer forgé est rouillé à tomber en morceaux. Les lianes et les branches poussent sur les sépultures qui ne peuvent résitées. Même le fils de Dieu, les jambes encore liées, est abandonné, gisant au sol. Il n'y a plus que les chasseurs qui s'éclatent sur le pauvre gibier les jours de chasse. La seule chose vivante (sans compter la végétation) dans ce funaibre lieux.

Retrouvez d'autres photos de ce lieux dans l'album lieux de repos. Elles sont nommées le cimetière déchu.

Par Cire Tracir - Publié dans : voyageautretombe
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Vendredi 29 décembre 2006

Au bord de la commune de Noyer-Saint-Martin, sur la D112, en direction de Campremy, une nécropole fut érigée à la mémoire des combattants soviétiques morts sur notre territoire durant la guerre 1939-1945. Elle fut inaugurée le 21 juin 2002.

C’est un cimetière d’une superficie de 16591 m². Il est clôturé sur les limites séparatives d’un grillage plastifié renforcé par des poteaux en béton. Sur le devant, il fut aménagé un muret de briques flammées de 0.80m de haut, une plate-forme servant et un accès permettant de rentrée librement à pied. Une chaîne métallique ferme, au centre du muret, un passage permettant l’accès à un véhicule si nécessaire.

Le cimetière est aménagé :

-         d’une allée centrale traversant celui-ci jusqu’au monument se situant au fond ;

-         d’une pelouse agrémentée d’arbres d’espèce différente et de rangées de tombes ;

-         d’un monument réalisé par le sculpteur soviétique Sourovtsev ;

-         de deux allées perpendiculaires à la première, partant du monument et menant à deux ossuaires (1 de chaque côté) et à un groupe de tombes ;

Il contient 4643 corps enterrés dans 78 tombes et 2 ossuaires. Les tombes sont disposées de chaque côté de l’allée centrale par ligne de 21 tombes et de deux ensembles de tombes formant un carré et placé à l’arrière de chaque ossuaires.

Le monument réalisé par Vladimir Surovtsev se nomme "Les Fleurs de Russie". C’est une statue en or ou teinté or sur socle en marbre représentant une femme (ou un ange d’aspect féminin) debout tenant dans ses bras des fleurs. A à l’arrière du socle, des plaques rappellent le nom du sculpteur, le nom de l’œuvre, sur le devant la mémoire des hommes enterrés, le tout en français et en russe.

Son histoire et sa cause :

Durant la guerre 1939-1945, les allemands firent prisonniers un grand nombre de russes et d’ukrainiens. Ils les placèrent dans différents camps dont l’un se trouvait à Denting en Moselle (le camp de Ban-Saint-Jean). Beaucoup d’autres eux moururent à cet endroit et ils furent enterrés dans des fosses. A la fin de la guerre, lors d’une reconnaissance, on découvrit 206 fosses sur une superficie d’environ 5000 m². Ce camp fut placé sous la responsabilité de l’état qui le fit clôturer et aménager. A la fin des années 70, l’Etat décida de regrouper l’ensemble des corps soviétiques, éparpillés à différents endroits en France, sur une nécropole qui sera implantée à Noyer St Martin dans l’Oise. Celle-ci fut dirigé par l’architecte Voskresensky. Elle fut inaugurée le 22 juin 2002, à l’occasion de l’anniversaire de l’agression allemande contre l’Union soviétique. Le site de Ban-Saint-Jean fut désaffecté, mais une stèle commémorative fut posé en ses lieux.

Par Cire Tracir - Publié dans : A la mémoire de
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Mercredi 27 décembre 2006

Sur toute la région nord, où les batailles de la première guerre mondiale 1914-1918 se sont déroulées, on a rendu hommage aux soldats des différentes nations. Cet hommage est représenté par différents monuments : stèles commémoratives, musées, monuments aux morts, traces des combats laissés en évidence ou cimetières militaires. Sur le territoire, de nombreux cimetières regroupent des soldats d’une même nation ou des soldats de plusieurs nations. Chaque stèle se différencie selon le pays à auquel le soldat appartient. Dans de futurs articles, je m’attarderai sur ces divers cimetières militaires que l’on trouve dans la région.

En dehors de ces vastes monuments, chaque communes a voulu elle aussi honoré ses enfants morts au combat. Je vous ai déjà présenté le jardin du souvenir de Paillart, village de l’Oise, dans un article antérieur.

Aujourd’hui je vous parle de deux petits cimetières militaires se trouvant l’un à Ravenel et l’autre à Léglantier, deux villages de l’Oise situés sur le plateau picard. Chacun de ces cimetière se situe dans le cimetière communal.

Le premier, celui de Ravenel, regroupe 70 tombes environs. Elles sont disposées en sept rangées de dix. Chaque rangée est séparée par une haie végétale ne dépassant pas le sommet des croix. Chaque soldat est représenté par une croix portant une plaque où figure son nom. Toutes les croix sont identiques. Un monument, au milieu de cet ensemble, honore leur mémoire. Une plaque en ardoise, installée au pied d’une des croix, souligne le geste réalisé par la commune.

Le second, à  Léglantier, est beaucoup plus modeste. Il est positionné contre le mur délimitant le cimetière le long de la route. C’est un ensemble de 13 croix identiques d’une trentaine de centimètres de hauteur. Elle sont regroupées autour d’un monument. Celui-ci représente une croix plus importante sur un socle. On accède à celui-ci par une petite allée permettant que l’on ne piétine pas le sol. Une plaque souligne la mémoire des habitants de la commune pour leurs soldats morts au combat. Derrière ce monument, on y a placé un tube cylindrique auquel est attaché le drapeau de la nation. Devant chaque croix, une plante décorative est disposée sans masquer celle-ci.

Ces deux cimetières sont que des exemples parmi les nombreux autres que l’on puisse découvrir en se promenant. Si d’autres se trouvent sur mon chemin, je n’hésiterai pas à vous en faire part.

Par Cire Tracir - Publié dans : A la mémoire de
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Mardi 26 décembre 2006

Gargantua n'est pas qu’une création de Rabelais. Au début du XVIe siècle, bien avant l'œuvre du grand écrivain, des livrets de colportage racontaient déjà les aventures du célèbre géant. En fait, celui-ci parcourait depuis longtemps la campagne, laissant ici ou là des traces de pas ou de doigts, oubliant sa pierre affiloire, buvant ou faisant jaillir les rivières, créant marais et buttes de ses déjections...

Qui est Gargantua ? C’est un personnage imaginaire, un géant qui est apparu dans les légendes locales et le folklore français bien avant les textes de Rabelais. Il ne parait point méchant mais plutôt maladroit. C’était un grand voyageur et qui, par sa grande taille et ses maladresses, laissa des traces dans toutes les régions de France (voir le site ). Il était le fils de Gargamelle, sa mère, fille du roi des Papillons  et Grandgousier, son père. Selon les textes de Rabelais, il vint au monde par l’oreille gauche de sa mère. Avant l’age de douze ans il gagna une bataille et fonda l’abbaye de Thélême. Sa femme se nomma Badebec et son fils : Pantagruel.

Par l’intermédiaire de cet article, je vais vous présenter son passage dans la Picardie.

Comme dans toutes les régions françaises, on trouve ses traces dans les trois départements de la Picardie.

- Dans l’Aisne :

A Mont-Saint-Père, Gargantua boit dans la rivière la Marne et avale un bateau. Il a un pied sur le clocher de Mézy, et l’autre sur celui de Chartièves.

Il déverse sa hotte et il créait ainsi la montagne où la ville de Laon est implanté. Le reste de sa hotte forme la butte sablonneuse de Molinchar.

A Bois-les-Pargny, on trouve le Veyziau de Gargantua (pierre affiloire) qui est un menhir. Il se nomme aussi le menhir de la Haute-Borne. Il mesure 5.00 m de haut et il serait enterré de 2.00 ou 3.00 m de profondeur. Il avait à ces côté un autre menhir qu’un des propriétaires du terrain a détruit.

- Dans l’Oise :

Il existe un mont qui domine la vallée de la Brèche à Haudivilliers : le mont Gargan.

Installé sur la butte de Montjavoult, Il lance un caillou vers Neuville-Bosc. Il rate son coup et la pierre tombe près de Lavilletertre, au hameau de Romesnil (voir mon article sur le menhir : Palet de Gargantua).

Un autre menhir, celui de Borest, près de Senlis. Il se nomme la Queuse de Gargantua (Queuse : pierre affiloire).

- Dans la Somme :

Dans son ouvrage, Jean-Marie François raconte comment Gargantua à créer la Baie de la Somme en voulant se rafréchir.

Gargantua créait la rivière l’Authie en urinant.

Entre Noyelles-sur-Mer et Port-le-Grand, il créa la Fosse à Gargantua quand il emporta la terre un jour de dégel. Il forma aussi avec cette même terre trois tertres dont celui de Martimont.

Près de Ham, à Eppeville, il débarrassa son sabot de cinq caillou et il forma l’alignement près de la Somme, dans les marais.

Près de cette commune il existait un autre petit menhir qui provenait d’un de ses sabot : la Pierre qui Pousse. C’est peut-être un des menhir de l’alignement cité si-dessus car un des menhir de l’alignement porte le même nom.

Un autre caillou issu de son sabot se figea en terre à Flamicourt, près de Doingt : le menhir de la Pierre-Fiche de Gargantua.

A Warloy-Ballon, une légende dit qu’il est né d’un ours et d’une femme. Son père lui adjoint 14 valets ayant même ascendance.

A Nesle, il figure comme mannequin dans le carnaval de cette commune.

Par Cire Tracir - Publié dans : Légendes
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Dimanche 24 décembre 2006

Le calvaire est un patrimoine courant dans l’ensemble de nos régions. Il est réalisé de trois matières différentes : la pierre, le bois ou le fer forgé. Le calvaire a tenu une place historique pendant plusieurs siècles. Il est utilisé comme point de rencontre, culte en plein air ou itinéraire pour les pèlerins. Cet un endroit facile à distinguer donc facile à communiquer comme repère. On le trouve aux carrefour, près d’un chemin ou d’une route, en limites de territoires, dans les villages ou les villes, dans les cimetières ou à un emplacement notifiant un souvenir. Il est sûr que certain calvaire on servit à christianiser un site païen ou d’ancien lieu de culte (arbre, mégalithe…).

Un calvaire entouré de quatre arbres, souvent des tilleuls, symbolise un lieu sacré, un symbole de fidélité. Autrefois, c’était un asile inviolable comparable aux églises ou aux chapelles.

Calvaire de St Cado dans le Morbihan

Un peu d'histoire : Les premières croix monumentales apparaissent en Irlande aux VIIe et VIIIe siècle. Elles sont sculptées dans la pierre. Dans l’Oise on peut voir une croix murale sur la Basse-Œuvre à Beauvais. Elle date de l’époque mérovingienne. Au XIe siècle, on élève des calvaires à l’entrée des villes et villages, au carrefour  des chemins, sur les places publiques et au milieu des cimetières. Au Moyen Age, le calvaire breton fait en granit prendra place. La plupart des personnes ne sachant pas lire, il devient une sorte de livre d’image par ces nombreuses sculptures ou gravures le décorant. Sa vraie période de floraison fut le XVème siècle et aux deux siècle suivant, son expansion se fait dans le monde entier. Au XVIIIe et XIXe , le fer forgé apparaît mais à la révolution française de nombreux calvaires sont détruit puisqu’il fallait supprimer tout symbole religieux et royaliste. Par la suite, de nombreux calvaires seront rétablis. A partir du XXe siècle la séparation de l’église et de l’état annonce la profanation de beaucoup de monuments. Les deux guerres mondiales en détruisent d’autres aussi. Pour la reconstruction et pour de nouveaux sites de souvenirs le fer rond, la fonte et le béton rejoignent les matériaux utilisés, mais ils restent assez limités.

Dans des articles différents, je vous présenterais différents calvaires de ma région et je déborderait sûrement sur d’autres lieux durant mes ballades annuelles. Je vous parlerais des symboles que l’on rencontre sur ces monuments. Alors à bientôt pour d’autres articles.

Calvaire de Saint Rémy en l'Eau (Oise). Calvaire en fer forgé, au dessus du cimentière au croisement d'une route et d'un chemin. Il est implanté sur un tumulus et quelques arbres l'entourent. Il symbolise peut être un ancien lieu sacré du secteur.

Par Cire Tracir - Publié dans : Croix et calvaires
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