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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 20:20


Légende de l'Aber-Wrac'h :

"Sur la rive droite de l'Aber-Wrac'h existait, jadis, une grande ville célèbre comme la ville d'Ys qui, selon la tradition, était aussi riche qu'étendue. Elle fut pillée et saccagée par les Normands en 875. La mer envahit, ensuite, l'emplacement qui fut recouvert de sable."

Ce texte donne une comparaison avec la ville d'Ys qui possède une célèbre légende. Cette ville, sous l'emprise de la perversité, se trouva engloutie par la mer après l'ouverture de ces écluses. Cette légende a de nombreuses versions. Je vous propose de vous y intéresser.

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 16:30

Avec cette carte postale et cette légende j'ouvre la nouvelle série. Les textes des légendes sont tirés du dos des cartes postales. Ceux ne sont pas des textes personnels. Je tiens à le préciser pour ne pas nuire à l'auteur et à l'éditeur de la carte.

Légende de la Baie D'Audierne :
"Quand un bateau s'est brisé sur les rochers de la baie d'Audierne, une procession de noyés se dirige alors vers la chapelle Notre-Dame de Penhors. Ils viennent demander une poignée de terre bénite pour reposer en paix. Sinon ils continueront à errer éternellement le long de la côte."

Cette légende montre le combat de marins et de la mer. Elle prouve le respect qu'on ces hommes envers celle-ci. Elle décrit aussi que la mer reste éternellement un mystère et qu'elle ne sera jamais domestiquée.
La Baie d'Audierne se trouve sur les côtes du Finistère en Bretagne.
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 17:00

Dans un temps futur et très proche, je vais créer un album-photo fait de cartes postales racontant des légendes. Regroupant en majorité des cartes sur la Bretagne, cet album photo sera en majorité sur les légendes se rapportant à cette région. Quelques fois, des phrases en breton seront transcrites et ne le parlant, malheureusement, je demanderais la sympathie et la gentillesse de mes amis bretons qui passeront sur mon blog pour nous traduire les textes.
Si ce genre d'album vous intéresse, vous pouvez y participer en m'envoyant ce genre de cartes postales en E-mail. Laissez-moi un message et je vous donnerai les indications. Cet album sera en même temps le votre. Cela peut-être des cartes de différentes régions, cela permettra de réunir un nombre de légende d'une manière originale.
Sur un autre blog "Cire Tracir et compagnie", je réalise un album-photo commun sur les costumes et folklore breton en cartes postales. Vous pouvez y participer de la même façon.
Alors à bientôt pour la réalisation de cet album.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 17:37

Je viens de recevoir un commentaire sur l'article "légende de la dame noire de Folleville". La personne me souligne que je n'ai pas joints les bonne photos par rapport au texte. Que les photos représentent Folleville dans l'Eure.
Pour ne pas nuire à mon article, je signale que les photos sont mes propres clichés. Je suis allé moi-même à Folleville, dans la Somme, à quelques kilomètres de Breteuil dans l'Oise. Le Château et l'église se situe à l'entrée du village en venant de Paillart.
Moins d'avoir traversé une porte spatio-temporaire avec mon véhicule et de mettre rendu plusieur fois dans l'Eure sans m'en rendre compte. Ou, par le plus grand des hasards, Folleville, dans la Somme et le village de l'Eure se ressemble comme deux gouttes d'eau. Je crois savoir dans quelle région je prends mes photos.
Pour ceux qui lieront le commentaire, je vous assure que les photos représentent bien le château et l'église de Folleville dans la Somme.
Je m'excuse auprès de cette personne, mais il s'est trompé en désignant les photos dans l'Eure. Et pour son information, je ne connais pas le village se trouvant dans l'Eure. Mais pour ne pas mourir idiot, je vais, de ce pas, le chercher sur le net.

Folleville dans la Somme, entrée du village en venant de Paillart (Oise).
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 17:35

Dans le département de l'Aisne, aux aborts du vilage d'Haramont, un bloc de grès couché se repose au pied d'un chêne de la forêt de Retz. C'est un bloc de 9 m de large sur 8.50 m de haut. Cette pierre a toujours attiré l'attention et il existe plusieurs légendes à son sujet.
- Il est mentionné qu'à la période gauloise, on y célébrait des fêtes druidiques.
- Il est écrit que cette énorme pierre servait d'oreiller pour reposer la tête d'Esus, terrible seigneur de la forêt qui était craint âr les druides.
- Une jeune femme qui savait glisser le long de la pierre sans difficulté, se marriait dans l'année.
- De nombreuses fêtes paiennes étaient données en ce lieu et en 1653, le curé d'Haramont s'était indigné contre les fêtes qui s'y déroulaient.
- La pierre Clouise se situe aux lieudit "Les Femmes Tuées". Un nom sinistre qui expliqué par une légende que j'ai retrouvé dans une notice écrite par Marcel Leroy - Notice provenant du Bulletin Folklorique d'Ile-de-France n°6 Avril-Juin 1959. Voici la légende :
"A l'époque, la Pierre Clouise servait d'habitation à une tribu gauloise. Partis en guerre, les hommes y laissèrent leurs femmes seules. Peu de temps après, l'une d'elles vint à mourir ; sa sépulture fut des plus simples car ses compagnes se contentèrent de la déposer sur la pierre.
La forêt était fort fréquentée par les loups (la forêt de Villers-Cotterêts fut longtemps appelée "la Forêt aux loups"). Les carnivores furent vite attirés par l'odeur de chair. Ils dévorèrent le cadavre et, mis en appétit, tentèrent de pénétrer dans le trou où les femmes se tenaient cachées. Aux cris poussés par celles-ci, des chasseurs accoururent et mirent les loups en fuite. Un tel service méritait récompense, surtout que les hommes étaient partis depuis longtemps déjà et les femmes épousèrent leurs libérateurs.
Cependant, l'expédition gauloise terminée, les maris vainqueurs furent surpris de trouver le foyer occupé. Ils comprirent vite ce qui s'était passé et se jetèrent sur les chasseurs qu'ils massacrèrent jusqu'au dernier. C'est de la même façon qu'ils punirent les épouses infidèles et abandonnèrent leurs corps sur la pierre, en pâtures aux loups."
- Ce même auteur explique qu'une tradition se déroulait à cet endroit chaque année. Les habitants des communes voisines se rassemblaient le premier dimanche de carême pour la "Fête de printemps". Celle-ci fut supprimée vers 1875 par l'administration forestière.
J'accompagne cette notice par une photo tirée du livre "les plus belles balades au Nord de Paris". La photo scannée n'est pas très belle. Je la changerai quand j'aurais une photo personnelle.

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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 16:47

LE PEULVAN :

Nom breton signifiant menhir. Si ce mot est souvent employé pour déterminer un menhir ou une pierre dressé. Il a une autre signification dans les personages fantastiques et imaginaires. 
Dans les êtres de légende, le "Peulvan" est un géant rouge particulièrement difficile à détruire ou à tuer. Il a au moins 9000 vies. Il était un des principaux ennemi des korrigans.
On peut donc vite l'associé aux menhirs, longues pierres, car ces monuments ayant traversé les siècles soit dressés ou couchés, ils sont encore présents donc vivant comme si ils avaient plusieurs vies eux aussi. On a souvent appelé les alignements de Carnac, l'armé de Géants (Peulvan peut être).

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Dans un écrit sur Victor Hugo, Gérard Boulé, donne cette définition de Peulven :
" Peulven (ou mieux, peulvan) est le nom breton du menhir (en français : pierre longue). Au figuré, il désigne un homme grand, efflanqué et gauche... On pourrait traduire aussi par "dépendeur d'andouilles"!"
Dans cet écrit il site Victor Hugo écrivant en 1834 à sa femme :
"Tu ne peux te figurer comme les monuments celtiques sont étrangers et sinistres. A Karnac, j'ai eu presque un moment de désespoir ; figure-toi que ces prodigieuses pierres de Karnac dont tu m'as si souvent entendu parler ont presque toutes été jetées bas par les imbéciles paysans, qui en font des murs et des cabanes. Tous les dolmens, un excepté qui porte une croix, sont à terre. Il n'y a plus que des peulvens. Te rapelle-tu ? Un peulven, c'est une pierre debout comme nous en avons vu un ensemble à Autun dans ce doux et charmant voyage de 1825.
Les peulvens de Karnac font un effet immense. Ils sont innombrables et rangés en longue avenue. Le monument tout entier avec ces cromlechs qui sont effacés et ses dolmens qui sont détruits, couvrait une plaines de plus de deux lieux. Maintenant on n'en voit plus que la ruine. C'était une chose unique qui n'est plus. Pays stupide ! Peuple stupide ! Gouvernement stupide !"

Victor Hugo n'est pas tendre avec les bretons de cette époque. Il devait peut être être de mauvaise humeur quand il a écrit cette lettre.

Dans la bande dessinée "GILDWIN", un personnage porte le nom Peulvan. C'est un géant roux, soupe au lait. Il avait 9999 vies mais il ne lui en reste plus que 2 ou 3 ou peut être une seulement.

Je finis cet article en répondant à une lectrice. Promi je vais rechercher les différents êtres légendaires de la Picardie. Mes premières recherches m'ont surtout mené aux personnages les plus connus comme Gargantua, le Diable, les fées et aussi surtout les saints. Mais je continue mes recherches et le moindre petit indice, je vous en ferais part.

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 16:52

Aujourd'hui je commence une nouvel série des êtres imaginaires et des mégalithes.
Je vous ai déjas parlé des fées, de Gargantua, maintenant je vais passer aux petits peuples car ils ont leur droit d'expression aussi. Bien sûr mes autres séries continuront.

N°1 de cette série : Les Korrion ou Les Korrioned.
C'est le nom donné aux Korrigans à Carnac et dans les environs. Il vient des mots "korr" voulant dire nain et du pluriel "ion" pluriel qui n'a plus été compris. Il est remplacé par le pluriel "ed" classique des êtres vivants et qui sert maintenant à ce nom.
Par rapport aux mégalithes : Ce seraient eux qui auraient construit les fameux monuments mégalithiques de Carnac. "Mané Kerrioned" , butte des Kerrioned, est le nom d'un tumulus à Carnac.

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Extrait du livre "contes, légendes et coutumes en pays de Carnac" de ZAcharie Le Rouzic et France Thiéblemont.
"Les gens qui vivaient autrefois à Carnac étaient des Kerions, c'est-à-dire des petits hommes dans les dolmens et souvent onles voyait danser autour de leurs demeures.
Malheur à ceux qui voulaient leur faire de la peine, ils mouraient immédiatement.
On les appela plus tard les Korrigans. Ils étaient fortsmalgré leur petite taille et remuaient les grosses pierres comme nous remuons les petites aujourd'hui. Ils étaient sorciers et l'on venait les consulter de très loin."
"Cette race a disparu depuis longtemps et l'on ne rencontre ces nains qu'au Sabbat.
Le Sabbat est l'assemblée des Kerions ou Korrigans, qui reviennent de l'au-dela sur les lieux où ils ont vécu.
Parfois, ils doivent parcourir beaucoup de chemin pour y arriver, et souvent, ils s'emparent des chevaux et des boeufs pour accomplir leur voyage..."
"Ils reviennent régulièrement près de leurs anciennes demeures et cherchent à entrainer dans leurs ébats toute personne rencontrée après minuit. Ils sèment la terreur ou l'envie..."
"Pendant certaines nuits de l'année, surtout lorsqu'il y a peu de lune, on entend les Kerions chanter et danser dans les prés toujours au son de la même chanson : Er lun,Er merh, hag er merher. Er lun, er merh hag er merher (Le lundi, le mardi et le mercredi). Durant ces soirées de Sabbat, ils dansent en se tenant la main, dans un mouvement de ronde, mais en va-et-vient. C'est ainsi que l'on voit des cercles toujours inachevés, où l'herbe est plus foncée que dans les autres parties du champ. Il ne faut jamais marcher sur ces demi-cercles, sous peine de malheur".

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 10:57

Pour continuer ma série sur les légendes de Picardie, je vous propose celle de la Comtesse Noire, légende se basant dans la commune de Folleville. C'est une commune du département de la Somme, près de Breteuil (voir mon article dans Voyage en autre Picardie: Cire Tracir). Je vous présente le texte complet, tiré de l'ouvrage "Légendes de Picardie, Tome 1").

La légende de la Comtesse noire qui effrayait encore les villageois au début du XXe siècle  semble remonter à l'époque des croisades. Toutefois, elle fut entretenue et associée au château, rebâti au XVe siècle, dont les ruines, et notamment la tour, se dressent encore fièrement sur un ciel souvent tourmenté.

Le mois dernier, j étais allé en compagnie d'un de mes bons amis visiter les ruines de Folleville. En route, nous nous adjoignîmes un brave fermier, nous n’arrivâmes que fort tard au pied des ruines du vieux manoir... '' Tenez, monsieur, ici près, ce sont les oubliettes. On y retrouva, il y a quelque chose comme dix années, deux squelettes, l’un à l’autre attachés, les victimes de la vengeance du châtelain de Folleville probablement !..." Plus tard, alors que mon ami se laissait glisser le long d'un talus pour cueillir, une fleur rose — il était botaniste — le fermier s écria : "Je vous en prie, monsieur, n'avancez pas davantage si vous tenez à la vie. Le soleil a disparu, les chauves-souris commencent à errer entre les murailles. Partons! plusieurs ont ici péri avant vous. C'est là qu'elle demeure... tenez, la voilà, c'est son ombre, c’est la Comtesse noire!" Et il s enfuit.

II fut un temps où le château de Folleville, forteresse bâtie sur sa motte féodale, était protégé par des fossés profonds. On ne pouvait y accéder que par un étroit pont-levis. Il était au cœur d'une région riche, proche des plaines de Breteuil et de Froissy. Son seigneur — il s'appelait alors Gaspard, Gaspard de la Roque — était, de l'avis de tous, un chevalier brave et loyal. Il avait épousé Blanche de Sénancourt, jeune, belle et orpheline, son père étant mort à la croisade et sa mère de maladie. La vie allait son train, l'épidémie, la di­sette, les guerres entre seigneurs semblaient faire trêve. Le couple était heureux. 

 

Or, il advint un jour, que le baron Hardouin de Villefort, venant à passer sur les terres de son voisin, s'arrêtât à Folleville avec sa suite de pages, d'écuyers, d'hommes d'âmes. Ce qui ne devait être qu'une cour­te visite se transforma en un long séjour pendant lequel Gaspard et Hardouin rivalisèrent de force et d’adresse pour chasser daims et sangliers, fort nom­breux dans la région. Chaque jour, ils allaient dans la chapelle du château faire une prière à saint Eustache qui exauçait leurs vœux puisque chacune de leurs sorties se soldait par des tableaux magni­fiques. On convia les seigneurs des châtellenies voisi­nes à de superbes fêtes, à de grands festins. On fit venir des jongleurs, des ménestrels, on se prit au jeu de l’amour courtois; tant et si bien qu'Hardouin s'é­prit de la Comtesse Blanche. Ayant déclaré sa pas­sion à la dame, celle-ci le repoussa mais, devant l'in­sistance de son hôte, finit par succomber à la tentation et oublia ses devoirs d'épouse. 

Gaspard découvrit la tromperie par le plus grand des hasards, un matin où il était allé seul débusquer un sanglier solitaire. Alors qu'il revenait de sa traque, il entendit, derrière un épais massif de sureaux en fleurs, sur la route qui menait au château, des bruits d'étoffes froissées, des voix assourdies. Surpris, il s'approcha. Quelle ne fut sa stupeur en reconnaissant la comtesse et Hardouin, tendrement enlacés. Malgré son émotion, il arriva à se contenir et repartit sur ses pas, sans être découvert. Toute la journée, il enragea, envisageant pour les coupables les pires supplices : 

"Je vais les égorger tous les deux et les donner en pâture aux chiens." Cependant, encore une fois, il arriva à surmonter sa peine et sa jalousie, et fit bonne figure le soir-même, lors d'un fastueux repas. Mais, feignant de s'associer à l allégresse générale, il ne fut un instant où il ne pensa à sa vengeance. " Baron " dit-il le lendemain à Hardouin, " laissons en paix, ce jour, les habitants de la forêt, je vous convie dans l'heure à venir avec moi pécher dans le grand étang que vous apercevez là-bas. Il sert de repaire à moult brochets et anguilles qui feront la joie de notre table. Suivez-moi, s'il ne vous déplaît ! 

- Comme vous le voudrez, mon hôte, répondit Hardouin. " 

Blanche. prise tout à coup d'un sombre pressenti­ment, voulut empêcher les hommes de partir, mais rien n'y fit. Ceux-ci privent le chemin qui menait à l'étang. 

Le jour se levait à peine, une brume légère flottait au-dessus de l'eau. Comme deux ombres, ils détachèrent une barque étroite qui attendait dans les roseaux et s'y installèrent. 

Très vite, menée par Gaspard qui avait l’habitude de ce type d'entreprise, elle atteignit le milieu de l'étang. " Baron Hardouin, vous n'êtes qu un vil séducteur, un lâche. Vous ne répondez pas ? s'écria le comte. 

- Et bien oui, je l'avoue, je suis coupable, coupable d'aimer une femme qui n est pas mienne. Ma vie vous appartient, mais de grâce, épargnez la comtesse, je suis le seul fautif dans cette affaire ! 

- C'est le jugement de Dieu qui tranchera ! " répondit Gaspard en faisant tanguer dangereusement la barque. Il accentua son mouvement de va-et-vient jus­qu'au moment où, déséquilibrés, les deux hommes furent précipités dans une eau froide et glaciale. 

Le silence revint au bout de quelques instants. Pas un bruit, si ce n'est le cri furtif d'une poule d eau. L'étang avait englouti Gaspard et Hardouin ! 

Un peu plus tard, c'est un homme qui aborda entre les herbes et les roseaux qui peuplaient le rivage, Avec difficulté, il s'extirpa de l'eau boueuse et s'écroula sur la berge : c'était le comte Gaspard de la Roque. 

Après avoir retrouvé brutalement ses esprits, il entreprit, ruisselant et transi, de regagner le château. La comtesse attendait, morte d'inquiétude, redoutant un terrible drame. 

"Un malheur est arrivé ? S’écria-t-elle en apercevant une ombre sur le chemin. 

- Non, justice a été faite, reprit-il, vous êtes une épouse infidèle. Jamais plus vous ne revenez votre amant. Jamais plus vous ne me revenez, tel sera votre châtiment ! Adieu ! " . 

En effet, on ne revit jamais le comte. Le bruit courut qu'il était parti à la croisade, qu'il y était mort en combattant les infidèles. Depuis ce jour, on ne vit plus Blanche autrement vêtue que de longs habits de deuil. C'est pourquoi, on l’appela la Comtesse noire. Quelques années après le drame, elle mourut de honte et de chagrin… 

On dit toutefois depuis ce temps que la Comtesse noire est toujours là. Chaque nuit, elle sort de son tombeau, parcourt les souterrains, les fossés du châ­teau, erre parmi les tours et les remparts. Malheur à qui croise son chemin! Elle l'entraîne dans sa tombe et, ne reconnaissant ni Gaspard ni Hardouin, écrase entre deux pierres la tête de l'intrus. 

 

Nota: Vous pouvez découvrir quelques créatures fantastisques de château de Pierrefonds dans Voyage autre Picardie (Cire Tracir). Bonne Lecture.

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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 15:39

St-Just-en-Chaussée, petite ville de l'Oise se situant entre Clermont et Breteuil, comporte une belle légende que je vais vous conter.

A la fin du 2ème siècle, un enfant de 9 ans, au don particulier d'avoir des visions, vivait à Auxerre avec son Père Justin et sa mère Félicie. Son don lui donna la révélation que son oncle Justinien fut enlevé quand il était enfant et vendu à un riche marchand d'Amiens nommé Loup comme esclave.

L'enfant et le père  prirent donc la route pour Amiens pour retrouver et libérer ce parent. Arrivés au domaine de ce marchand, St Just n'eu point de mal, à la surprise de son entourage, d'identifier son oncle parmis les différents esclaves. Il n'avait jamais vu celui-ci.

Un jeune soldat, au service de Rictiovare, fut le temoin de cette reconnaissance. Il alerta de suite son chef et celui-ci ordonna qu'on capture ses sorciers que l'on nommait chrétiens. Quand les soldats arrivèrent à la maison du marchand, ils constatèrent que les hôtes de celui-ci étaient partis. Fou de rage mais ne renonçant point à la capture des chrétiens, le tyran envoya donc 4 soldats à leur poursuite.

St Just et ses deux parents eu rapidement attint une petite ville à la croisée de deux voies romaines : Sinanovis. Ils décidèrent de faire une halte au pied d'une source pour se reposer. Ayant une nouvelle vision, le petit garçon demanda à son père et son oncle de se cacher dans une caverne près de la source et de le laisser parlementer avec les cavaliers qui se pointeraient. St Just ne parlementa pas longtemps avec les soldats. Il fut décapité par l'un d'eux quant il répondit qu'il était chrétien. Le corps de l'enfant s'affaissa puis se redressa en replaçant la tête. Epouvanté par le miracle, les cavalier s'enfuirent.

Avant de quitter définitivement ses parents, St Just leur demanda de placer son corps dans un antique tombeau se situant dans la caverne et de ramener sa tête à sa mère pour qu'elle l'embrasse. Les deux hommes exécutèrent les souhaits de l'enfant.

Sinanovis est devenu Saint-Just-en-Chaussée. Sur les parcelles de terres qui entourent la source, une importante abbaye que les Prémontrés de Dommartin occupèrent, fut batie au 12ème siècle. Il ne reste plus rien de cet édifice. Il fut détruit à la révolution. Ce fut autour de cette abbaye que se développa la ville. Il reste comme témoignage de cette légende, une sorte d'entrée en arcade près d'un canal et d'un étangs au milieu d'un parc qui fut celui de l'abbaye. En bordure de la route menant à Montdidier, un calvaire marquant un endroit sacré, est installé au-dessus de cette arcade. De celle-ci, une source y coulait donnant naissance à une petite rivière l'Aré. Maintenant celle-ci prend sa source quelques dizaine de mètres plus bas.

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 13:52

Pour le deuxième article traitant des lieux en France ayant un rapport avec le Géant Gargantua, Je vais vous parler de la Normandie, une région ayant une frontière avec la Picardie. les renseignements m'ont été fournis par le magazine Pays de Normandie n°54.

Grands voyageurs, Gargantua et ses parents passèrent et laissèrent des traces sur la région normande. Tout d'abord ses parents auraient créé le Mont St Michel et Tombelaine en déposant chacun le rocher qu'ils portaient. D'autres monts son assimulés à leur fils : la butte du Hou, à Argentan, terre laissé par le géant en creusant la mare de Grogni. Deux tumulus près de Vernon seraient de la terre jetté par le géant. A Varengeville-sur-Mer, sur la falaise, une butte serait la sépulture du petit doigt de Gargantua. A Chambois, es deux collines seraient les bottes de Gargantua et à Besneville la colline serait un gravier tombé de sa chaussure qu'il secoua par gêne. Beaucoup de mégalithes portent dans leur nom la trace du géant. A Ussy (Calvados) deux menhirs seraient des cailloux tombés de la porche du géant. Près du château de la Brosse, dans le Perche, il existe un dolmen, le Palet de Gargantua, que le géant aurait laissé tomber par mégarde en revenant d'une partie qu'il joua dans le secteur. A Craménil-sur-Rouvre, un menhir serait une pierre à aiguiser que le géant aurait lancer de colère en ne pouvant battre St Pierre lors d'un concour de fauchage. Un autre menhir est aussi une pierre à aiguiser de Gargantua, l'Affiloir de Gargantua à Neaufles-Auvergny, dans l'Eure. D'autres pierres portent son nom sous la forme de son siège : à Port-Mort (Eure), le caillou de Gargantua est un siège qu'il prenait pour faire sa toilette, à une vingtaine de kilomètre de Duclair, dans les falaises bordant la Seine, la Chaise de Gargantua (ou Pierre Gante), le géant s'y asseyait pour se laver les pieds dans le fleuve. A Pierre-de-Varengeville, on nomme un pierre en forme de chaise sous le nom de Curia Gigantis ou la Chaise de Gargantua.

Il existe encore beaucoup d'autres exemples. Je ne les nomme pas tous et je vous laisse le plaisir de les découvrir dans ce magazine  ou en allant voir le site sur le net qui se nomme "Les Sites Gargantuesques". Ce site vous présente les différents lieux ayant rapport avec le géant dans chaque département français.

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